Rikounette, entre confidence, douceur et réflexion

Ce blog pour partager avec vous un peu de moi, mes aspirations, mes passions, ce qui me touche, ce que j'aime...Et pour vous permettre de suivre mon évolution et vous donner de mes nouvelles

05 décembre 2005

Paroles Indiennes

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VIE

    

Voyez, mes frères, le printemps est venu; le terre à reçu l'étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour !

Chaque graine s'éveille et de même chaque animal prend vie.

C'est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre existence; c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter[...]

Sitting Bull (chef sioux Hunkpapa 1875)

Qu'est ce que la vie ?

C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit.

C'est le souffle d'un bison en hiver

C'est la petit ombre qui court dans l'herbe

Et se perd au coucher du soleil

Crowfoot (chef blackfeet 1821-1890)

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LE SILENCE

Le silence est l'équilibre absolu du corps, de l'esprit et de l'âme.

L'homme qui préserve l'unité de son être reste à jamais calme et inébranlable devant les tempêtes de l'existence - pas une feuille qui bouge sur l'arbre, pas une ride à la surface étincelante du lac, voilà, aux yeux du sage illettré, l'attitude idéale et la meilleure conduite de vie.

Si vous lui demandez : "Qu'est ce que le silence  ?", il répondra : "C'est le Grand Mystère ! , le silence sacré est sa voix".

Si vous demandez : "Quels sont les fruits du silence ?", il dira : "C'est la maîtrise de soi, le courage vrai et l'endurance, la patience, la dignité et le respect. Le silence est la pierre d'angle du caractère".

Ohijesa, écrivain indien contemporain

Quand tu te lèves le matin, remercie pour la lumière du jour, pour ta vie et ta force. Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre. Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même.

Tecumseh, chef shawnee (1768-1813)

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LA TERRE EST COMME UN ANIMAL

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Nos moeurs sont différentes des vôtres.

La rue de vos villes fait mal aux yeux de l’homme rouge.

Mais peut-être est-ce parce que l’homme rouge est un sauvage et ne

comprend pas.

Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc.

Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps ou

le froissement d’aile d’un insecte.

Mais peut-être est-ce parce que je suis sauvage et je ne comprends

pas.

Le vacarme semble seulement insulter les oreilles.

Quel intérêt y-a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri

solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour

d’un étang la nuit ?

Je suis un homme rouge et je ne comprends pas.

L’indien préfère le son doux du vent s’élançant comme une flèche à

la surface d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie

de midi, ou parfumé par le pin pignon.

L’air est précieux à l’homme rouge car toutes choses partagent le

même souffle : la bête, l’arbre, l’homme, tous partagent le même

souffle.

Attribué au chef Seattle

(1786-1866)

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«La deuxième paix est celle qui se crée entre deux individus, la troisième et celle qui soude deux nations. Mais au-dessus de tout cela il vous faut comprendre que la paix ne sera pas possible entre les nations tant qu'on ne sera pas convaincu que la véritable paix - comme je l'ai souvent dit - se trouve au cœur même de l'âme humaine.»
Black Elk (Chef Sioux)

Au début des temps,

Il n’y avait pas de différence entre les hommes et les animaux.

Toutes les créatures vivaient sur terre.

Un homme pouvait se transformer en animal, s’il le désirait,

Et un animal pouvait devenir un être humain.

Il n’y avait pas de différence.

Les créatures étaient parfois des animaux

Et parfois des hommes.

Tout le monde parlait une même langue.

En ces temps-là, les mots étaient magie

Et l’esprit possédait des pouvoirs mystérieux.

Un mot prononcé au hasard

Pouvait avoir d’étranges conséquences.

Il devenait brusquement vivant

Et les désirs se réalisaient.

Il suffisait de les exprimer.

On ne peut donner d’explication.

C’était comme ça.

Légende eskimo

Tout ce que fait un indien, il le fait dans un cercle

Il en est ainsi parce que le pouvoir de l’univers opère toujours en cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans les temps anciens, lorsque nous étions un peuple heureux et fort, notre pouvoir nous venait du cercle sacré de la nation, et tant qu’il ne fut pas brisé, notre peuple a prospéré.

Tout ce que fait le pouvoir de l’univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j’ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne. Les oiseaux font leur nid en rond, car leur religion est la même que la nôtre. Le soleil s’élève et redescend dans un cercle. La lune fait de même, et ils sont ronds l’un et l’autre. Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et reviennent toujours où elles étaient. La vie d’un homme est un cercle d’enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose où le pouvoir se meut. Aussi nos tentes étaient rondes comme les nids des oiseaux et toujours disposées en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids où nous couvions nos enfants selon la volonté du Grand Esprit.

Elan Noir, indien Sioux

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Nous rendons grâces à notre mère, la terre, qui nous soutient.

Nous rendons grâces aux rivières et aux ruisseaux qui nous donnent l’eau.

Nous rendons grâces à toutes les plantes qui nous donnent les remèdes contre nos maladies.

Nous rendons grâces au maïs et à ses sœurs les fèves et les courges qui nous donnent la vie.

Nous rendons grâces aux haies et aux arbres qui nous donnent leurs fruits.

Nous rendons grâces au vent qui remue l’air et chasse les maladies.

Nous rendons grâces à la lune et aux étoiles qui nous ont donné leur clarté après le départ du soleil.

Nous rendons grâces à notre grand-père, Hé-No, pour avoir protégé ses petits-enfants des sorcières et des reptiles et nous avoir donné la pluie.

Nous rendons grâces au soleil qui a regardé la terre d’un œil bienfaisant.

Enfin, nous rendons grâces au Grand Esprit en qui s’incarne toute beauté et qui mène toutes choses pour le bien de ses enfants.

Prière Iroquoise

Vous, les Blancs, dès votre enfance vous apprenez à travailler dur et, devenus des hommes, vous construisez des villes et toutes sortes de choses magnifiques. Et puis vous mourez, laissant tout cela derrière vous. Nous appelons cela de l'esclavage. Nous, les Indiens, nous sommes libres comme l'air. Les rivières, les bois, les plaines nous donnent tout ce dont nous avons besoin. Nous ne voulons pas devenir des esclaves.

Voici le texte prononcé par le chef indien Seattle devant l'Assemblée des tribus d'Amérique du Nord en 1854 en réponse au gouvernement américain qui lui proposait d'abandonner sa terre aux blancs et leur promettait une réserve pour le peuple indien.

«La Terre est comme un animal, affirme Buffalo. Quand un animal est malade, il a des contractions et des soubresauts. Au moment de mourir, il s'agite encore plus violemment, tout son corps est pris de convulsions.

C'est ce que vous appelez les tremblements de terre et les éruptions volcaniques. Vous verrez, cela a déjà commencé à se produire. Le monde a des contractions, des soubresauts et des convulsions juste avant de mourir. »
« Les oiseaux ont toujours été importants pour les Indiens parce qu'ils vont où ils veulent, se posent n'importe où et sont libres de leurs mouvements.
Nous leur prenons ces plumes et nous les utilisons dans nos cérémonies parce qu'elles nous rappellent le Créateur.
L'aigle vole plus haut dans le ciel que toutes les autres espèces, aussi est-il le plus proche du Créateur et sa plume est-elle la plus sacrée de toutes. Comme il est le plus élevé de tous les oiseaux, il appartient à toutes les tribus, à tous les peuples.
De plus, chaque tribu est associée à un oiseau de rang inférieur qui lui est propre. Pour les Séminoles, c'est le héron.»

Bufallo Jim .

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"l'Homme Blanc prétend que nous sommes belliqueux, alors que nous sommes pacifiques.
Il nous traite de sauvages, mais c'est lui qui est un sauvage.
Regardez la coiffure de plumes d'aigles, il appelle cela un bonnet de guerre? Bien sûr, nous l'utilisions autrefois pour la guerre, mais la plupart du temps, nous l'arborions pendant les cérémonies rituelles, et pas pour aller au combat.
Chaque plume représente une bonne action. Elles n'appellent pas à la guerre, elles montrent seulement qui nous sommes.
De même, l'Homme Blanc appelle nos chants des chants de guerre, mais il s'agit en fait de prières que nous adressons à Dieu*.
Il dit aussi à tort que nos tambours sont des tambours de guerre, alors qu’ils nous servent uniquement à communiquer avec Dieu. Parler de “tambour de guerre” n’a aucun sens pour nous.
Quand il observe comment nos guerriers se peignent le visage, il y voit encore des peintures de guerre. En réalité, il ne se peignent pas pour se battre, mais pour permettre à Dieu de distinguer clairement leurs visages s’ils sont appelés à mourir.
Comment, dans ces conditions, pouvons-nous parler de paix à l’Homme Blanc, quand il ne voit partout que la guerre ?”

MATHEW KING Lakota
(Dakota du sud, entre le massif sacré de Black Hills et les Badlands)

*Dieu, c’est l’Esprit, le Grand-Esprit, le Créateur, qui est une manière imparfaite de traduction!, tous sont des termes utilisés pour signifier que toutes les choses sont reliées entre elles et sont égales, que nous sommes semblables à des gouttes de pluie appelées à rejoindre un jour l’océan, à des bougies embrasées par le feu du soleil, faisant à tout jamais partie de lui.
White Deer of Autumn

Comment peut-on vendre ou acheter le ciel, la chaleur de la terre ?

Cela nous semble étrange. Si la fraîcheur de l’air et le murmure de l’eau ne nous appartient pas, comment peut-on les vendre ?

Pour mon peuple, il n’y a pas un coin de cette terre qui ne soit sacré.

Une aiguille de pin qui scintille, un rivage sablonneux, une brume légère, tout est saint aux yeux et dans la mémoire de ceux de mon peuple.

La sève qui monte dans l’arbre porte en elle la mémoire des Peaux-Rouges. Les morts des Blancs oublient leur pays natal quand ils s’en vont dans les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre si belle, puisque c’est la mère du Peau-Rouge.

Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous. Les fleurs qui sentent si bon sont nos sœurs, les cerfs, les chevaux, les grands aigles sont nos frères ; les crêtes rocailleuses, l’humidité des Prairies, la chaleur du corps des poneys et l’homme appartiennent à la même famille.

Ainsi, quand le grand chef blanc de Washington me fait dire qu’il veut acheter notre terre, il nous demande beaucoup...

Les rivières sont nos sœurs, elles étanchent notre soif ; ces rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler tout cela et apprendre à vos enfants que les rivières sont nos sœurs et les vôtres et que, par conséquent, vous devez les traiter avec le même amour que celui donné à vos frères. Nous savons bien que l’homme blanc ne comprend pas notre façon de voir.

Un coin de terre, pour lui, en vaut un autre puisqu’il est un étranger qui arrive dans la nuit et tire de la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas sa sœur, mais son ennemie ; après tout cela, il s’en va. Il laisse la tombe de son père derrière lui et cela lui est égal !

En quelque sorte, il prive ses enfants de la terre et cela lui est égal. La tombe de son père et les droits de ses enfants sont oubliés. Il traite sa mère, la terre, et son père, le ciel, comme des choses qu’on peut acheter, piller et vendre comme des moutons ou des perles colorées. Son appétit va dévorer la terre et ne laisser qu’un désert...

L’air est précieux pour le Peau-Rouge car toutes les choses respirent de la même manière. La bête, l’arbre, l’homme, tous respirent de la même manière. L’homme blanc ne semble pas faire attention à l’air qui respire. Comme un mourant, il ne reconnaît plus les odeurs.

Mais, si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est infiniment précieux et que l’Esprit de l’air est le même dans toutes les choses qui vivent. Le vent qui a donné à notre ancêtre son premier souffle reçoit aussi son dernier regard. Et si nous vendons notre terre, vous devez la garder intacte et sacrée comme un lieu où même l’homme peut aller percevoir le goût du vent et la douceur d’une prairie en fleur...

Je suis un sauvage et je ne comprends pas une autre façon de vivre. J’ai vu des milliers de bisons qui pourrissaient dans la prairie, laissés là par l’homme blanc qui les avait tués d’un train qui passait.

Je suis un sauvage et je ne comprends pas comment ce cheval de fer qui fume peut-être plus important que le bison que nous ne tuons que pour les besoins de notre vie.

Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes avaient disparu, l’homme mourrait complètement solitaire, car ce qui arrive aux bêtes bientôt arrive à l’homme.

Toutes les choses sont reliées entre elles. Vous devez apprendre à vos enfants que la terre sous leurs pieds n’est autre que la cendre de nos ancêtres. Ainsi, ils respecteront la terre. Dites-leur aussi que la terre est riche de la vie de nos proches.

Apprenez à vos enfants ce que nous avons appris aux nôtres : que la terre est notre mère et que tout ce qui arrive à la terre arrive aux enfants de la terre. Si les hommes crachent sur la terre, c’est sur eux-mêmes qu’ils crachent.

Ceci nous le savons : la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Ceci nous le savons : toutes les choses sont reliées entre elles comme le sang est le lien entre les membres d’une même famille. Toutes les choses sont reliées entre elles...

Mais, pendant que nous périssons, vous allez briller, illuminés par la force de Dieu qui vous a conduits sur cette terre et qui, dans un but spécial, vous a permis de dominer le Peau-Rouge. Cette destinée est mystérieuse pour nous.

Nous ne comprenons pas pourquoi les bisons sont tous massacrés, pourquoi les chevaux sauvages sont domestiqués, ni pourquoi les lieux les plus secrets des forêts sont lourds de l’odeur des hommes, ni pourquoi encore la vue des belles collines est gardée par les fils qui parlent.

Que sont devenus les fourrés profonds ? Ils ont disparu. Qu’est devenu le grand aigle ? Il a disparu aussi.

C’est la fin de la vie et le commencement de la survivance. 

 

Lorsque les gens ne respecteront plus rien de ce qui existe et n'exprimeront plus leur gratitude au Créateur, alors toute la vie sera détruite, et la vie humaine sur cette planète touchera à son terme. Voila ce qui risque d'arriver aujourd'hui, et nous sommes tous responsables. Chaque etre humain a le devoir sacré de veiller sur la santé de Notre Mère la Terre, parce que c'est d'elle que provient toute vie. Afin d'accomplir cette tache, nous devons reconnaitre l'ennemi, celui qui se trouve à l'interieur de chacun de nous. Nous devons commencer par nous-memes. Nous devons vivre en harmonie avec le monde naturel, et prendre conscience que sa surexploitation ne peut conduire qu'à notre destruction. Nous ne pouvons plus sacrifier le bien-etre des générations à venir à la recherche du profit immediat.   Nous devons nous plier à la loi naturelle, ou subir les conséquences de sa rigueur.

                                           Léon Shenandoah Iroquois

Photo : esprit-indien.jpg

Cadete (Apache)

Aucun mouvement ne peut se soutenir lui-même, aucun peuple ne peut suivre son évolution, aucun gouvernement ne peut fonctionner, aucune religion ne peut devenir réalité, s'ils ne sont pas liés à un bout de terre qui leur appartiennent.

La culture des Blancs détruit toute autre forme de culture, en raison de son caractère abstrait. Elle n'est donc pas une vraie culture, mais un véritable cancer.

La loi, à l'origine, n'ordonnait rien mais se contentait de montrer le chemin vers une meilleure vie.

Nos idées triompheront des vôtres. Nous réduirons en miettes tout le système de ce pays. Que nous ne soyons plus que 50'000 Indiens n'a guère d'importance...Ce qui compte, c'est que nous avons une façon de vivre supérieure. Nous, Indiens, possédons une philosophie plus humaine de la vie. Nous, Indiens, montrerons à ce pays comment vivre en êtres humains. Bientôt ce pays repensera sa Constitution, ses lois, en termes d'humanité et non plus de propriété. Si le pouvoir Rouge reste un pouvoir dans ce pays, c'est parce qu'il est idéologique...Quelles sont les qualités suprêmes de la vie de l'homme? Telle est la question.

Il y a dans Washington Square des éclosions que seul un Indien peut voir, mesurer. (L'Indien) a toujours su que le béton n'aurait pas le dernier mot, qu'un jour viendrait où reprendrait la croissance des forêts...

L'erreur dans laquelle est tombée la société américaine, et dans laquelle nous tombons tous inconsciemment, est le postulat implicite selon lequel tout problème défini, même mal, et connu par un certain nombre de gens qui s'y connaissent, est résolu.

Le Blanc ne demande qu'à continuer sa course au dollar. Quiconque lui offre la possibilité de ne pas penser est plus que le bienvenu, il est adulé.

Vine Deloria Jr. (Lakota)

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25 avril 2006

Contes, légendes et cultures Indiennes

Pour ceux qui s'intéressent au chamanisme indien, voici un lien vers un site fabuleux: http://perso.wanadoo.fr/yanu/HTML/chamanisme.htm

Bon voyage!

Contes et Légendes Indiennes

L'ARC EN CIEL

Un beau jour, toutes les couleurs du monde entier se mirent à se disputer. Chacune prétendait qu’elle était la plus belle, la plus importante, la plus utile, la préférée !

Elles se vantaient, à haute-voix, chacune étant bien convaincue d’être la meilleure. Le bruit de leur querelle s’enfla de plus en plus.

«Stupides créatures qui vous battez entre vous, chacune essayant de dominer l’autre, ne savez-vous pas que c’est le grand esprit qui vous a faites toutes, chacune dans un but particulier, uniques et différentes ?

Il aime chacune d’entre vous, il a besoin de vous toutes. Joignez vos mains et venez à moi. Il va vous étendre à travers le ciel en un magnifique arc-en-ciel, pour vous montrer qu’il vous aime toutes, que vous pouvez vivre ensemble en paix. Comme une promesse qu’il est avec vous, et comme un signe d’espérance pour demain…» .

Ainsi, chaque fois que le grand esprit  envoie une pluie pour laver le monde, il place l’arc-en-ciel dans son ciel, et quand nous l’apercevons nous devrions nous rappeler qu’il veut que nous sachions, nous aussi, nous apprécier les uns les autres et le louer de notre merveilleuse complémentarité.

 

Soudain, un éclair d’une lumière aveuglante apparut dans le ciel, accompagné de roulements de tonnerre.La pluie commença à tomber à torrents sans discontinuer.

Effrayées, toutes les couleurs se tapirent et se rapprochèrent pour chercher un abri les unes près des autres.

La pluie prit la parole :

COMMENT LE CORBEAU EST DEVENU NOIR

 

L'ORIGINE DES PLANTES MÉDICINALES

Il y a fort longtemps, un homme et une femme ont été enlevés par des ours qui les ont conduits très loin dans la forêt des Montagnes rouges.

Cherchant constamment à s'enfuir de sa captivité, l'homme s'infligea maintes fois de graves blessures. Mais toujours les ours le ramenaient dans leur repaire.

À chaque fois, l'homme revenait à la santé grâce aux bons soins de sa femme qui profitaient des enseignements que lui prodiguaient les ours sur toutes les plantes médicinales présentes dans la forêt.

C'est ainsi que la femme put guérir les nombreuses blessures subies par son mari qui récupéra la santé.

Lorsque l'homme et la femme furent libérés, ils quittèrent les Montagnes Rouges et regagnèrent leur village avec joie.

En plus de cette liberté retrouvée, la femme ramenait une foule de connaissances sur les plantes que l'on peut ramasser dans la nature et à partir desquelles on peut guérir des maux et des blessures.

Depuis ce temps, les connaissances sur les plantes médicinales apprises du peuple Ours se transmettent de mère en fille.

LA CRÉATION DES OISEAUX

Il y a fort longtemps, il n'y avait pas d'oiseaux et très peu d'animaux sur Terre. Pour jouer, les enfants n'avaient que des feuilles et cela, pendant six longues lunes.

À la septième lune, Ours Blanc soufflait le froid sur les arbres et Loup Hurleur les dépouillait de toutes leurs feuilles.

Les enfants ne pouvaient plus jouer. Lorsqu'ils sortaient de la hutte à suer, après le jeûne rituel, ils ne voyaient plus aucune jolie bête dont ils pouvaient prendre le nom.

Car c'est la façon de reconnaître nos petits, chacun portant le nom de l'animal ou de l'objet qu'il voit le premier en sortant de la hutte à suer.

Quand Ours Blanc et Loup Hurleur avaient passé, les enfants restaient tristes pendant plusieurs soleils. Ils ne voulaient plus manger leur sagamité (bouillie de maïs).

Un jour qu'elle regardait tomber les feuilles, une petite fille s'adressa à Glouseclappe le grand esprit. Elle lui dit " O toi qui as fait la terre, l'eau et les petits feux qui brillent là-haut, fais autre chose si tu veux que les enfants rient et mangent leur sagamité ". Glouseclappe l'entendit.

Le mois des fleurs venu, après que Vent du Sud eut défait le travail de Ours Blanc, il ramassa les feuilles tombées et souffla dessus.

Des oiseaux de toutes les couleurs s'envolèrent et se posèrent sur les arbres en chantant.

 

LE FAUCON ET LA TORTUE

NAISSANCE DU PEUPLE

Au commencement de la vie sur terre, Le Grand Esprit décida de créer les humains…

Cela se passait bien avant l'invasion des barbares européens.

Comme Il n'en avait jamais fait, il se dit que ce devait être assez facile : un bon four et de l'argile feraient l'affaire.

Il se mit à l'ouvrage et construisit un four assez grand.

Il trouva au bord du Mescacébé (Mississippi) la meilleure des argiles, fine et pure.

Il fit un premier modelage, assez grossier, il faut bien l'avouer !

Il l'enfourna et fit chauffer doucement le four car Il avait peur que son modèle soit brûlé.

Après un temps assez long, Il sortit son premier sujet…

Malheureusement, il n'était pas assez doré… trop blanc, tout pâle et si laid ! Il se dit :

« Pas grave, je vais recommencer ! » et Il le jeta au loin !

Le pauvre homme atterrit dans ce qui devait devenir l'Europe et il peupla cette région…

Nullement découragé, Il recommença en s'appliquant mieux et l'enfourna. Cette fois, se dit-il, je vais faire un feu plus fort et il sera bien cuit et doré à point !

Malheureusement pour lui, son feu était beaucoup trop fort et le sujet, bien qu'il soit beau, était tout carbonisé !

« Dommage », se dit-il « il était beau au moins celui-là ! »

« si je maîtrise mieux le feu, il sera parfait ! »

Et Il le jeta au loin ! Celui-ci atterrit dans ce qui devait devenir l'Afrique et peupla cette région…

Comme Il avait maintenant de l'expérience en modelage, son modèle était magnifique…

Il en était vraiment fier. Il s'appliqua vraiment pour bien maîtriser le feu, car il était fatigué de recommencer toujours !

Tout se passa à merveille, il était doré à point et vraiment très beau.

Il décida de lui donner les qualités des animaux existants : la force de l'ours, la douceur de la colombe, la fidélité du chien, la patience de la tortue, etc.

Et comme Il en était tellement content, il lui insuffla son amour pour Mère Nature.

Il chercha le meilleur endroit pour lui et décida de le placer dans l'Ile de la Tortue, qui deviendra plus tard l'Amérique du Nord.

Il chercha le meilleur endroit pour lui et décida de le placer dans l'Ile de la Tortue, qui deviendra plus tard l'Amérique du Nord.

Un jour, le faucon défia la tortue à la course et la tortue répondit qu'elle n'accepterait qu'à condition que l'épreuve dure au moins quelques jours.

Après avoir réfléchi, l'oiseau se soumit à son exigence et ils prirent le départ, l'une trottinant, l'autre virevoltant à loisir, persuadé qu'il n'aurait aucune peine à arriver le premier.

Insensible au mépris qu'affichait la rapace, la tortue s'enterra lentement et, invisible à l'œil exercé de son concurrent, se fraya le chemin suivant une ligne droite en direction du but, sans jamais arrêter un seul instant.

Le faucon, sûr de lui et insouciant vola à sa guise, s'arrêtant ici et là, au gré de sa fantaisie, en visitant parents et amis qu'il savait établis dans les parages, faisant sa cour à quelque aimable oiselle rencontrée au hasard de ses haltes.

Il fit tant de détours et se reposa si souvent que, lorsqu'il parvint en vue du but, ce fut pour voir la tortue, sortant enfin de la galerie souterraine qu'elle avait inlassablement creusé, gagner la course qu'il avait cru remporter sans conteste... et sans effort.


Il y a très, très longtemps, quand la terre et ses habitants étaient encore jeunes, les corbeaux étaient tous blancs comme neige. En ce temps-là, les hommes n'avaient ni chevaux, ni fusils, ni armes en métal. Mais ils dépendaient pourtant de la chasse au bison pour manger et survivre.

Il était difficile, aléatoire et dangereux de chasser le bison à pied, avec des armes à pointe de pierre.

Les corbeaux rendaient les choses encore plus difficile aux chasseurs, car ils étaient les amis des bisons. Ils montaient très haut dans le ciel, au-dessus de la prairie, d'où ils pouvaient voir tout ce qui se passait.

A chaque fois qu'un chasseur s'approchait d'un troupeau, les corbeaux volaient jusqu'à leurs amis et  se perchant entre leurs deux cornes, ils les mettaient en garde

« Croa, croa, croa, chers cousins, voici venir des chasseurs. Ils sont en train de ramper dans le ravin qui est là-bas. Ils sont derrière cette colline. Attention ! Croa, croa, croa! ».

En les entendant, les bisons s'enfuyaient au galop, et alors, les gens mouraient de faim

Les indiens  se réunirent donc en conseil pour décider quoi faire. Parmi les corbeaux, il en était un énorme, deux fois plus gros que tous les autres, qui était leur chef.

Pendant le conseil, le vieux sage se leva et suggéra ceci :

« il nous faut prendre le grand corbeau blanc et lui donner une bonne leçon. Nous n'avons que cette solution, ou bien nous allons continuer à avoir faim ».

Il prit une grande peau de bison, entière, avec la tête et les cornes, et il la posa sur les épaules d'un jeune brave, en disant :

« mon neveu, glisse-toi parmi les bisons. Ils te prendront pour l'un des leurs, et ainsi tu pourras capturer le grand corbeau blanc ».

Ainsi déguisé en bison, le jeune indien  se faufila au milieu du troupeau et fit semblant de brouter.

Les grands animaux hirsutes ne lui prêtèrent pas la moindre attention.

Ensuite les chasseurs quittèrent leur campement et le suivirent, leur arcs tous prêts. Comme ils s'approchaient du troupeau, les corbeaux s'en vinrent, comme d'habitude, prévenir les bisons :

« croa, croa, croa, chers cousins, les chasseurs viennent pour vous tuer. Gardez-vous de leurs flèches. Croa, croa, croa ! ».

Et, comme d'habitude, tous les bisons de s'enfuir au galop....... Tous, sauf bien sûr le jeune chasseur sous sa peau hirsute, qui faisait semblant de continuer à brouter.

Le grand corbeau blanc vint donc se percher sur les épaules du chasseur  et battant des ailes, il lui dit :

« Croa, croa, croa, mon frère, es-tu sourd ? . Les chasseurs sont tout près, juste de l'autre côté de la colline. Sauve-toi ! ».

Mais, à ce moment-là, le jeune chasseur laissa tomber sa peau de bison et s'empara de grand corbeau en le saisissant par les pattes.

Puis il prit un lien de peau, lui attacha les deux pattes ensemble et attacha l'autre extrémité à une grosse pierre. Le corbeau se débattait tant qu'il pouvait, mais en vain.

Les indiens  de nouveau tinrent conseil.

« Qu’allons-nous faire de ce sale corbeau, qui nous a affamés tant de fois ? Je vais le brûler ! ».

S’écria un chasseur en colère. Et avant qu'on ait pu faire le moindre geste, il arracha le corbeau des mains du jeune chasseur et le plongea dans le feu du conseil, avec sa pierre et sa lanière de cuir. « Ça t'apprendra ! » lui dit-il.

Bien entendu, le lien qui l'attachait à la pierre brûla complètement presque tout de suite, et le grand corbeau réussit à s'envoler.

Mais il était un peu roussi, et certaines de ses plumes étaient carbonisées.

Il était toujours aussi gros, mais il n'était plus blanc.

« croa, croa, croa ! » cria-t-il en s'envolant du plus vite qu'il pût.

 

« Jamais je ne recommencerai ; je n'avertirai plus les bisons, Je vous le promets, Croa croa croa ! ».

C'est ainsi qu'il réussit à s'échapper. Mais, depuis ce temps-là, tous les corbeaux sont noirs.

Raconté par les Sioux Brûlés

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