Rikounette, entre confidence, douceur et réflexion

Ce blog pour partager avec vous un peu de moi, mes aspirations, mes passions, ce qui me touche, ce que j'aime...Et pour vous permettre de suivre mon évolution et vous donner de mes nouvelles

25 avril 2006

La prière du cheval

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Voici ci-dessous une très belle prière que tout bon homme de cheval devrait connaître et appliquer....

La prière du cheval à son maître

A toi, mon maître, je dédie cette prière :

Donne-moi souvent à manger et à boire ; et, quand ma journée de travail est finie, veille à ce que ma litière soit sèche et propre et mon box suffisamment large afin que j’y sois à l’aise.

Chaque jour contrôle mes pieds soigne-moi avec une éponge humide.

Quand je refuse de manger, examine mes dents ; peut-être qu’un ulcère m’empêche de manger.

Comme je ne peux te dire quand j’ai soif, fais-moi boire souvent de l’eau fraîche et propre, même pendant le travail ; ceci m’évitera la colique et autres maladies.

Parle-moi : ta voix est souvent plus efficace que la cravache et les rênes.

Caresse-moi souvent pourque je puisse apprendre à t’aimer et te servir mieux.

Ne me tire pas la tête vers le haut avec le filet, ce qui me cause de grandes douleurs au cou et à la bouche et m’empêche de développer toutes mes forces et de me sauver des chutes.

Ne me coupe pas la queue, me privant ainsi de ma meilleure défense contre les mouches et les taons qui me tourmentent.

Ne tire pas sur les rênes, et dans les montées ne me donne pas de coup de cravaches.

Ne me donne pas de coups, ne me bat pas quand je ne comprends pas ce que tu veux, mais essaye que je puisse te comprendre. Si je refuse, assure-toi que le mors et la bride soient en ordre et que je n’ai rien aux pieds qui me fasse mal.

Si je m’effarouche, ne me frappe pas, mais pense que cela peut dépendre de l’usage des oeillères qui m’empêche de bien voir ou de défauts de ma vue.

Ne m’oblige pas à tirer un poids supérieur à mes possibilités, ni à aller vite sur des rues glissantes.

Quand je tombe, sois patient et aide-moi, car je fais de mon mieux pour rester debout ; et si je bute, sache que ce n’est pas de ma faute ; n’ajoute pas à mon angoisse d’avoir échappé à un danger le mal de tes coups de cravache qui augmentent ma peur et me rendent nerveux.

Essaye de me mettre à l’abri du soleil. Et quand il fait froid, mets-moi une couverture Sur le dos, non pas quand je travaille, mais quand je suis au repos.

Et enfin, mon bon maître, quand la vieillesse me rendra inutile, ne me condamne pas à mourir de privations et de douleurs sous la férule d’un homme cruel, mais laisse moi mourir de vieillesse, au pré, chez un paysan qui me traitera bien ou dans une pension pour vieux chevaux méritants comme nous en avons ou enlève-moi toi-même la vie, sans me faire souffrir et tu en auras le mérite.

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13 juin 2006

Ethologie, chuchoteurs et compagnie pour une meilleure relation avec votre cheval

Depuis quelques années, on entend parler de chuchoteurs et d'éthologie dans le monde du cheval. Celà vient tout droit des Etats-unis et on l'a découvert en France grâce au film "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux".

Ces méthodes se basent toutes sur une approche différente du cheval, pour en faire un partenaire dans le respect et la confiance et pour ensuite parvenir à une relation harmonieuse et complice.

De tous ces chuchoteurs et nouveaux maîtres comme on les appelle, le plus connu et peut-être le plus représentatif est Pat Parelli. Sa méthode est basée sur l'utilisation de 7 jeux que je vais détailler ici, d'après des textes trouvés sur internet.

PAT PARELLI

LES 7 JEUX

Pour débuter, Parelli propose aux cavaliers une série de sept "jeux", en longe, que nous vous invitons a pratiquer avec votre cheval. Le Jeu numéro 1 est le "jeu de l'amitié"

Rappelons-le: pour Pat Parelli, le travail au sol est fondamental, et trop souvent néglige dans l'enseignement classique.

C'est aux côtes de son cheval, bien avant de monter sur son dos, que le cavalier peut obtenir de lui le respect et l'attention indispensables.

Pour débuter, Parelli propose aux cavaliers une série de sept "jeux", en longe, que nous vous invitons a pratiquer avec votre cheval.

Bases sur la psychologie du cheval en tant que proie constamment a la recherche de son confort et de sa sécurité, ce sont les mêmes jeux que pratiquent les chevaux entre eux afin de créer un ordre hiérarchique.

Ils vous permettront d'établir avec votre cheval une relation fondée sur l'amitié, la confiance et la dominance.

Utilisez une longe d'environ 3,50 m pour commencer, puis de 6,50m et 13,50m au fur et a mesure que vous progressez, et que vous obtenez plus de respect de la part de votre cheval.

Jeu n°1: Le jeu de l'amitié (The friendly game)

Lien vers la vidéo:    http://video.tinypic.com/player.php?v=15rcrw9

But du jeu : Montrer au cheval que vous ne lui ferez jamais de mal même si vous le pouvez. Vous gagnez le jeu si le cheval ne bouge pas, reste calme et détendu.

Ce jeu a pour but donc de prouver à votre cheval que vous ne lui feriez pas de mal, même si vous le pouviez. Plutôt que de le caresser simplement, ou d'aller et venir calmement autour de lui, il s'agit de l'exposer a des situations qui lui font peur, afin de lui prouver que ces situations ne vont pas lui faire de mal.

Commencez par le caresser absolument partout, et pas seulement sur la tête ou l'encolure, on entend trop souvent des cavaliers dire "mon cheval est adorable, mais il ne supporte pas que je lui touche les oreilles", par exemple, et s'en accommoder ! Ce que vous n'accepteriez pas de votre chien ou de votre chat, pourquoi l'accepteriez-vous de votre cheval? S'il a confiance en vous, il doit accepter d'être touche partout, même sur ses points sensibles.

Aussi souvent que possible, testez la gentillesse et la coopération de votre cheval : caressez-le sur tout le corps avec un sac en plastique crissant ; lancez une longe autour de ses jambes, pardessus son dos et sa tête; jetez le tapis de selle, ou encore un imperméable, plusieurs fois de suite sur son dos ; sautillez et gambadez tout autour de lui...

Il y a des centaines de façons de jouer a ce jeu, que vous développerez au fil de votre expérience.

Le secret est d'adopter un rythme régulier, car cela donne confiance au cheval en lui permettant d'anticiper.

Conservez ce rythme jusqu'a ce que votre cheval réalise qu'il n'y a, en fait, rien d'inquiétant, et qu'il soit capable de rester parfaitement immobile. Enfin, prenez garde à ce que la longe soit assez lâche, afin qu'il ne se sente pas prisonnier.

Il est conseille de pratiquer ce jeu en intermède entre les six autres, pour rassurer votre cheval et maintenir l'équilibre entre la dominance et l'amitié.

* Il s'agit ici d'un travail d'approche, a effectuer en douceur et toujours avec prudence.

Jeu n° 2 : Jeu du Porc-épic (the porcupine game)

Lien vers la vidéo:   http://video.tinypic.com/player.php?v=15re5o1

But du jeu : Déplacer le cheval en exerçant une pression très légère et continue.

Les chevaux ont un "réflexe d'opposition" inscrit dans leurs gènes, qu'ils utilisent lorsqu'ils sont pris au piège. Il s'agit de leur instinct a se débattre contre toute pression, quelle qu'elle soit (licol, mors, jambe..), et a tenter de la repousser par la force.

C'est la raison pour laquelle de nombreux chevaux "tirent", ou encore ont la hantise des petits espaces comme les vans : ils sont claustrophobes, et cette attitude correspond a une stratégie de survie.

Le jeu du porc-épic apprend a votre cheval a céder ou a s'écarter de la pression, en l'occurrence celle de vos doigts. Mais au lieu d'effectuer un mouvement répétitif, comme le font la plupart des gens, il faut, au contraire, exercer une pression continue.

Le cheval va alors comprendre qu'en prenant lui- même la responsabilité de s'écarter de la pression, il trouve son propre confort.

Attention : les chevaux sont très forts a ce petit jeu, ils vous défient pour voir qui cèdera le premier ! Ancrez- vous donc bien solidement les deux pieds dans le sol, et assurez-vous qu'au moment précis où votre cheval bouge, il sera immédiatement délivré de la pression.

Commencez par une pression très douce du bout des doigts, puis augmentez lentement et régulièrement la pression, jusqu'a ce que vous sentiez votre cheval céder. Des qu'il cède (même un infime déplacement), caressez le point sur lequel vous avez pressé. Vous verrez que, rapidement, votre cheval sera perceptible a une très légère pression, et n'offrira plus aucune résistance.

Si c'est un cheval qui a tendance a "bousculer", utilisez au début un objet dur que vous tiendrez entre vos doigts. Progressivement, vous devriez être capable de le mobiliser vers l'avant, vers l'arrière, sur les côtes, et de lui faire baisser et lever la tête, rien qu'avec la pression modérée et continue de vos doigts.

Assurez-vous qu'il accompagne la pression (et non qu'il la fuit), et qu'il s'immobilise lorsque vous caressez les endroits en question.

Jeu n° 3 : Jeu de "Chasse-Chasse" ou jeu de la conduite (the driving game)

Lien vers la vidéo:    http://video.tinypic.com/player.php?v=15rebgi

But du jeu : Déplacer le cheval avec une pression mentale

les chevaux se "chassent" constamment les uns les autres, d'un regard, d'un mouvement de l'oreille, d'un claquement de la queue ou en levant un postérieur.

Ce langage corporel signifie clairement : " si tu ne t'écartes pas, tu vas connaître le goût de mes dents ou de mon sabot !"

Le jeu de "chasse-chasse" vient après celui du porc-épic, car le cheval doit apprendre a s'écarter de votre pression physique avant votre pression mentale.

Il s'agit d'un langage de la suggestion : si le cheval ne cède pas a votre suggestion,il va automatiquement se heurter a la pression physique d'une longe qui tournoie, d'une cravache levée ou de votre main. Vous ne cherchez pas a le heurter. Mais s'il ne s'écarte pas, cela va le heurter... Il y a la une nette différence, que le cheval comprend parfaitement !

Si vous frappez un cheval avec intention, il vous en voudra et se rebiffera peut-être. Pire encore, il ne comprendra pas la punition. Mais si vous lui suggérez qu'il s'écarte d'un objet physique et qu'au lieu de le faire, il fonce droit dedans, il apprendra par lui-même qu'il aurait mieux fait de s'en écarter. Le fait de se heurter (ou non) est sous sa responsabilité, ce n'est pas a vous qu'il s'en prendra, et il s'écartera, de lui-même, à la seconde ou à la troisième fois.

Ne commettez pas l'erreur de mentir a votre cheval, en lui faisant croire qu'il va se heurter à l'objet physique, et en ôtant celui-ci au dernier moment. Le cheval penserait que vous ne respectez pas le contrat, que vous n'allez pas au bout de vos suggestions, et cela l'empêcherait de vous respecter. Il a besoin de savoir que son leader ne ment pas, qu'il est loyal et juste - exactement comme le serait le cheval dominant.

Entraînez-vous à faire reculer votre cheval en secouant vos doigts dans sa direction (comme si vous envoyiez de l'eau) ; placé au niveau de son épaule, suggérez-lui d'éloigner la tête en pointant un doigt vers son oeil ; enfin, toujours dans la même position, faites-le pivoter sur son arrière-main de telle sorte qu'il se retrouve face a vous. Pour cela, faites tournoyer le bout de la longe en direction de sa croupe, que vous tapoterez éventuellement au passage. Lorsqu'il vous fait face, caressez-lui la tête, laissez-lui réaliser qu'il a fait ce que vous souhaitiez, puis recommencez.

Au bout de quelque temps, votre cheval se déplacera automatiquement pour vous faire face, dès que vous dirigerez un regard appuyé sur son arrière-main.

Les quatre jeux suivants que nous vous présentons cette fois-ci, illustrent bien la méthode de travail en longe de Pat Parelli.. Le Jeu numéro 4 est le "jeu du Yo-Yo"

On se rendra vite compte qu'il ne s'agit pas d'une séance de longe traditionnelle, telle qu'on a coutume de la pratiquer chez nous.

En effet, pour Parelli, ce genre de séance où l'on demande au cheval de tourner en rond sur un même cercle (et, trop souvent, sur le seul côte gauche ! ) est abrutissant, car si le corps est exerce, le mental, lui, est totalement négligé.

Au contraire, explique-t-il, "il faut travailler sur le mental du cheval, et laisser son corps suivre. " Pour cela, on doit aborder les choses de façon ludique, et toujours donner au cheval une tâche a accomplir au lieu de lui imposer des exercices monotones, a pratiquer comme une machine ou un robot.

Parelli a donc mis au point des techniques de longe dites "latérales" (lateral longeing en anglais), qui consistent a apprendre au cheval a s'éloigner et a se rapprocher de l'homme, dans toutes les directions, en s'écartant de la pression.

Ces techniques sont basées sur les mouvements naturels du cheval en liberté, ce qu'il fait dans le troupeau pour amener les autres chevaux a le respecter et a lui obéir.

Elles permettent d'obtenir le respect et l'attention de l'animal envers l'homme, ce que les cavaliers presses ne prennent pas toujours le temps de rechercher...

Jeu n°4 : jeu du yo-yo (the yo-yo game)

Lien vers la vidéo:   http://video.tinypic.com/player.php?v=15reiw9

But du jeu : Faire reculer et revenir le cheval.

Il s'agit d'envoyer votre cheval vers l'arrière et le faire revenir en avant sur une ligne droite, en le sollicitant simplement avec la longe. Même si, au départ, le trace n'est pas parfaitement rectiligne, c'est cela qu'il faudra obtenir.

Certains chevaux viennent facilement a vous, mais rechignent a reculer. D'autres reculent rapidement, mais ne reviennent pas en avant. Le jeu du yo-yo agit sur cet équilibre.

Tenez-vous face a votre cheval, et agitez la longe pour lui demander de reculer. Commencez tout doucement, puis accentuez le mouvement jusqu'a ce que le licol entier soit secoue, et donne au cheval une sensation d'inconfort. Au moment précis où il fait mine de reculer pour en être délivré, cessez immédiatement la secousse et félicitez-le.

Recommencez doucement, accentuez jusqu'a ce qu'il fasse un pas en arrière, et cessez. Recommencez , jusqu'a ce qu'il ait bien compris le principe.

Demandez-lui de reculer un ou deux pas, puis deux autres, jusqu'a ce qu'il soit totalement en bout de longe. Maintenant, invitez-le a revenir vers vous. Peignez la longe avec vos mains lâches, en rythme, en serrant progressivement un peu plus fort jusqu'a ce qu'il fasse un pas en avant.

Dés qu'il amorce ce pas, ouvrez les mains a nouveau et gardez le rythme. Une fois qu'il a remonte toute la longe, arrêtez et caressez-le. Faites-le reculer et avancer ainsi jusqu'a ce qu'il soit "soft", comme on dit en anglais, c'est-a-dire sans résistance aucune.

Jeu n°5 : jeu du cercle (the circling game)

Lien vers la vidéo:   http://video.tinypic.com/player.php?v=15rf5oi

But du jeu : Apprendre au cheval à avancer sans changer d'allure ni de direction jusqu'à la prochaine demande.

La plupart des gens croient qu'il s'agit d'une séance de longe, mais le jeu du cercle est beaucoup plus que cela.

C'est un exercice autant mental que physique, où le cheval apprend que maintenir l'allure jusqu'a ce que vous lui demandiez d'en changer est de sa propre responsabilité.

Mettez votre cheval sur un cercle, et demandez-lui de trotter, par exemple.

Le secret de ce jeu consiste a le laisser tranquille tant qu'il fait ce que vous voulez.

En revanche, quand il modifie son attitude, imposez-lui quelque chose. A chaque fois qu'il change d'allure (par exemple, s'il repasse au pas, ou se met au galop), ramenez-le au centre, et renvoyez-le sur le cercle.

Faites cela aussi souvent que nécessaire. Il apprendra ainsi que rester sur le cercle, sans modifier son attitude, est le meilleur moyen de garder son confort.

Pensez a demander 2 tours minimum, 4 tours maximum. s'il peut effectuer 2 tours a la même cadence, sans aide ni intervention, cela prouve qu'il montre du respect et de la responsabilité.

Au-delà de 4 tours, un cheval commence a s'ennuyer. Si vous voulez qu'il fasse plus de 4 tours, soyez imaginatif et utilisez des obstacles, un sol inégal, différentes longueurs de longe, etc.

N'oubliez jamais d'aborder les choses du point de vue du cheval !

D'une façon générale, pensez a le longer avec originalité : faites-lui enjamber une barre ou un tronc d'arbre, traverser un ruisseau, contourner un abreuvoir...

Jeu n°6 : jeu du déplacement latéral (the sideways game)

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But du jeu : Déplacer le cheval latéralement. Ce jeu permet de bien capter l'attention du cheval.

Au mieux votre cheval reculera et fera des pas latéraux, au mieux il fera tout le reste ! Votre cheval étant en longe, vous pouvez vous entraîner a le mobiliser latéralement. Une longe de 6,50 mètres est idéale pour commencer.

Positionnez-le face a un mur ou une barrière, pour l'empêcher d'avancer, et tenez la longe assez loin du licol.

Demandez-lui de s'écarter de vous latéralement, en faisant tournoyer le bout de la longe alternativement en direction de son nez (zone 1) et de son arrière-main (zone 4).

Au bout de quelques instants, votre cheval va déplacer une partie de son corps, puis l'autre. Progressivement, il se déplacera d'un seul bloc, et vous n'aurez même plus besoin d'alterner le balancement de la longe vers chaque zone.

Il vous suffira de faire tournoyer la longe en direction du milieu de son corps pour qu'il fasse le rapprochement, et s'écarte latéralement.

En fait, si vous avez bien maîtrise le jeu de "chasse-chasse" (jeu n° 3, cf article précédent ), vous devriez même être capable de le faire se déplacer sur une simple sollicitation gestuelle (doigt pointe en direction de son oeil pour lui suggérer de s'écarter).

Lors de ce jeu, assurez-vous qu'il se déplace latéralement aussi bien a droite qu'a gauche.

Les chevaux étant souvent plus réceptifs d'un côte que de l'autre, n'hésitez pas a travailler davantage le côte le plus " raide ".

Jeu n°7 : Le jeu du corridor ou jeu du passage étroit (the squeeze game)

Lien vers la vidéo:   http://video.tinypic.com/player.php?v=15rfe3q

But du jeu : Rendre le cheval plus courageux.

Parce qu'ils sont claustrophobes, les chevaux détestent les espaces étroits ou confines : passer une porte, se faufiler dans une stalle de soins vétérinaires, monter dans un van étroit, etc., tourne parfois a la catastrophe. Ce jeu aidera votre cheval a être plus audacieux dans ce genre de situation.

Placez-vous face a un mur ou une barrière, a une distance d'environ 6metres, et demandez a votre cheval de passer entre vous et la barrière, en utilisant les techniques habituelles de "latéral longeing" : si le cheval est a votre droite, étendez votre bras gauche pour lui suggérer de le "suivre", et avec la main droite faites tournoyer le bout de la longe en direction de son garrot.

S'il recule, ne cessez surtout pas de faire tournoyer la longe, mais continuez le mouvement, quitte a être un peu "traîné" sur quelques mètres.

Assurez-vous que vous lui offrez du confort de l'autre côte du "corridor", en laissant suffisamment de jeu a l'extrémité de la longe.

S'il est passe sans problème, félicitez-le, puis réduisez la distance et faites-le passer a nouveau. En revanche, s'il a montre des difficultés pour passer, répétez l'exercice avec la même distance, jusqu'a ce qu'il comprenne qu'il n'y a aucun danger. Plus votre cheval devient confiant, plus vous réduirez l'espace, jusqu'a atteindre un écart d'environ 90 centimètres entre vous et la barrière.

Ensuite, faites-le tourner, et invitez-le a revenir dans l'autre sens. Entraînez-vous jusqu'a ce que le passage se fasse sans difficulté aucune, dans les deux sens, et même a différentes allures.

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05 juillet 2006

Ma rencontre avec les chevaux.....Hommage aux dadas de mon enfance!

Je crois que raconter mes débuts auprès des chevaux s'avérait essentiel, étant donné que je suis passionnée depuis toujours. Ceci est un hommage aussi...

Le tout premier dada ou plutôt poney que j'ai connu s'appelait Aldo, c'était un petit Shetland entier alezan (marron clair), très doux. Il était au poney club dans le village où j'ai grandi.

Je devais avoir 7 ou 8 ans, je ne sais plus.

Mon père avait failli me l'acheter quand on a su qu'il était à vendre (le club avait fermé) mais ça ne s'est pas fait. Déjà à cette époque-là je rêvais d'avoir mon cheval à moi!!

Puis il y a eu Bambou et Chico, deux poneys aussi que j'ai connu. Ils étaient là le temps d'un été. C'était aussi la première fois que je montait à cheval. Moi je montais Bambou, un petit pie noir (noir et blanc) et mon frère montait Chico, un poney gris. Et je me souviens bien de sa gamelle aussi! En plein galop dans la descente sur les cailloux! Quelle idée aussi!

Ensuite est arrivée la période où j'ai côtoyé de plus près ces bêtes-là et ça a été mon premier travail si je puis dire! J'avais 10 ou 11 ans environ et le job consistait à promener des gamins à poneys et s'occuper des bêtes. Les panser, les nourrir, les seller. Et passer sa journée entière sur la place du village à attendre les clients! Dans le froid glacial en plus car c'était l'hiver. Je faisais ça pendant les vacances et quelques week-ends et mon frère m'aidait, puis plus tard une copine.

Je recevais donc mon tout premier "salaire" avec lequel je me suis acheté mon premier vtt, jaune et violet. Puis l'année d'après une télé, que j'ai toujours d'ailleurs et qui marche!!! Elle a 16 ans!

Pour revenir aux poneys, il y avait Bomec, un poney mâle noir, Fripouille et Biscotte, 2 ponettes noires aussi et Chataîgne, ma favorite une ponette alezane clair. A l'heure actuelle et aux dernières nouvelles de moins d'un an, Chataîgne, Bomec et Fripouille sont encore en vie. Ils ont pas loin de 20-25 ans! A l'époque, c'était de petites teignes qui nous en ont fait baver! Jeunes et pleines de malice, têtues mais adorables aussi! Faut dire que leur vie de poney de travail n'était pas très passionnante!

Il y a eu aussi Apache, un joli poney Connemara gris que j'aimais beaucoup.

A côté de celà, il y avait aussi le trio de Mérens (chevaux noirs d'Ariège)  qui tiraient la calèche. I y avait Quinquin et Primo à l'extérieur et Tibo au milieu.

Les deux premiers ont été vendus en paire. Et Tibo est toujours en vie aussi.

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De gauche à droite: moi, Chataîgne, Bomec et Fripouille

 

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Les même avec en plus, Biscotte à côté de Chataîgne

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Moi sur Chataîgne avec une des gamines que je promenais....

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Le trio de Mérens, de gauche à droite: Primo, Tibo et Quinquin

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De gauche à droite: Apache, Chataîgne, Biscotte et Bomec. Fripouille cet été-là a eu un poulain....

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18 juillet 2006

Visite de l'ostéopathe équin

On finit toujours par trouver ses réponses et le pourquoi du comment...

Vous vous souvenez donc que je me suis fracturée le coude en tombant de cheval?

Mais la question était comment et pourquoi?

Comment? Ben le cheval s'est mis à ruer très violemment et j'ai été éjectée.

Ensuite viennent les questions et toutes les hypothèses possibles. Pétage de plomb du cheval, ras le bol, piqûre d'abeille (il y avait des ruches)?

Juste des hypothèses et moi qui en voulais à mon cheval de m'avoir fait ça...

Mais je ne comprenais pas. Surtout que ce cheval était très gentil et qu'à une époque des débutants le montaient. Alors.............

Le temps a passé et puis nous voilà à notre stage de parage naturel fin mai. Le maréchal me dit "il a mal au dos ton cheval?". Il a supposé ça car le cheval adoptait une posture qui montrait qu'il était mal à l'aise.  Ben à vrai dire, je ne pensais pas!! Mais me rappelant de certains comportements, je me suis dit que c'était probable. Quand je le longeais, c'était difficile de le faire tourner à droite. Il se rebellait littéralement! Et puis souvent il donnait des coups de culs (ruades).

Donc je me décide à le montrer à un ostéopathe. En allant à la coopérative chercher du grain, je vois justement l'annonce d'un ostéopathe équin (comme par hasard hein!). Je l'appelle illico et le rendez-vous est fixé.

Donc elle vient (c'est une femme et ça me plaît!)

Eh ben, là, ô surprise, mon cheval est complètement déglingué! Une cervicale dans la nuque bloquée et ça, ça donne des migraines! Je comprends pourquoi mon cheval semblait abattu et mou certains  jours...... Ensuite trois cervicales coincées aussi, ainsi que le garrot, et 3 lombaires, des tensions au milieu du dos aussi! Tout ça dans un seul cheval!

Voyez le rapport pour vous donner une idée.

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Je commence à comprendre maintenant pourquoi je suis tombée et ça m'enlève un énorme poids! C'est même un soulagement...Mon pauvre dada, ce n'était pas de sa faute, il avait tout simplement mal!

L'ostéopathe le remet en place et me dit la conduite à tenir pour la rééducation. Il faudra le brosser énergiquement et le masser puis le faire marcher 20 minutes par jour en ligne droite et ce, pendant 7 jours. Ce que je fais. Pendant les deux jours qui ont suivis, Nenes avait du mal à avancer, il se traînait, à cause des courbatures! Et de jour en jour, ça allait mieux.

Six semaines après, l'ostéo revient pour la visite de contrôle. Elle le remanipule un peu (photos) mais ça va bien mieux que la première fois. Quelques tensions encore mais minimes. Normalement tout devrait rentrer dans l'ordre.

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02 octobre 2006

Nenes Ethologie


Nenes Ethologie
Vidéo envoyée par galapagos16

Les 9 & 10 septembre 2006, nous avons organisé un stage d'éthologie avec nos chevaux. Voici un petit passage avec mon cheval Nenes, en liberté!

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19 novembre 2006

Ethologie?

L'Ethologie...Mais qu'est-ce donc?


Venus pour la plupart d'outre atlantique, ceux que nous appelons les nouveaux maîtres ou chuchoteurs ont répandus un courant de pensées novateur en terme de relation et de travail avec les chevaux.

Mieux connaître la nature intrinsèque du cheval pour anticiper ses réactions et agir en conséquence, changer son mode de fonctionnement pour se faire accepter par le cheval en tant que partenaire et non en "prédateur", responsabiliser sa monture pour la laisser gérer une certaine autonomie et prendre part au travail de façon active, créer un langage du corps et tirer profit de la gestion de l'espace sont autant de principes récurrents d'un chuchoteur à l'autre.

Les nouveaux maîtres suscitent des réactions passionnelles dans le monde du cheval. Les journaux leur consacrent des articles dans lesquels ils débourrent des poulains en deux heures, rééduquent des chevaux difficiles ou dangereux, montent sans brides...

Certains, conquis, ne jurent plus que par le licol en corde et le carrot-stick et renient leurs acquis antérieurs. D'autres leur reprochent leur côté mercantile (certes souvent fort développé) et répètent à l'envie qu'ils n'ont rien inventé, que les fondements de l'équitation classique sont bâtis sur la même philosophie...

Qu'en est il réellement?

S'il est vrai que les nouveaux maîtres n'ont rien inventé et qu'à travers les âges, il s'est toujours trouvée une élite d'hommes de chevaux, d'écuyers, de dresseurs qui ont su instaurer une relation de qualité avec leur monture, basée sur la confiance et le respect mutuel, on ne peut néanmoins nier qu'eux seuls ont su codifier une démarche, systématiser un comportement afin d'apporter ces connaissances au plus grand nombre. Ce qui était réservé à un cercle fermé, distillé avec parcimonie, préservé jalousement car acquis à force d'expérience, de technique, de ressenti et d'intuition est aujourd'hui exposé en une méthode accessible au grand public.

On assiste dès lors à un véritable changement des mentalités: de nombreux déçus du système, déplorant le peu de place dévolu à l'animal dans l'enseignement de l'équitation, trouvent leur compte dans cette pratique où le travail à pied et en liberté occupe une place prépondérante. La fédération en a bien saisi l'importance et s'est emparée du créneau en créant les savoirs éthologiques, examens spécifiques à la discipline. Tout un chacun peut dès lors, s'initier aux méthodes des nouveaux maîtres. Mais qui dit méthode, dit limites car un être vivant ne rentre pas obligatoirement dans des cadres établis. Passer de moyens de pression physiques à des moyens de pression psychologiques est assurément un progrès à la condition, cependant, que la personne qui les utilise le fasse en toute connaissance de cause et à bon escient. Car il ne faut pas perdre de vue que les sévices psychiques peuvent êtres bien pires que leurs homologues physiques...

Le plus dur avec les chevaux n'étant pas de savoir s'il faut résister ou céder mais quand passer de l'un à l'autre...
En définitive, si vous voulez vous initier à ces pratiques, imprégnez vous des publications scientifiques des éthologues*, gardez un oeil critique par rapport à ce que l'on vous enseigne, ne bridez pas votre intuition et écoutez ce que le cheval murmure à vos oreilles: lui seul détient la vérité!


*L' éthologie est la science du comportement de l'être vivant.

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18 décembre 2006

Interview de Patrice Martin par le magazine Equiwest

HOBBY FARM

Hobby farm c'est un élevage d'Appaloosas "fondation" situé dans les Cévennes, au pied de l'Aigoual, mais c'est aussi et surtout une façon de voir et d'évoluer avec son cheval différement, selon les principes de l'équitation naturelle, et pas forcément western. Patrice Martin vous y fera découvrir les principes de celle ci ainsi que les bienfaits d'une autre nouveauté, le parage naturel.
A Hobby Farm, l'age du fer est bel et bien révolu!


Phoyo: hobbyfarm.free.fr

Comment avez vous découvert l’équitation naturelle ?
Nous avons découvert l’équitation naturelle par l’intermédiaire des « nouveaux maîtres », Pat Parrelli, Monty Roberts , John Lyons, il y a environ 8 ans de celà. Quoi de plus magique que de voir évoluer ces hommes en parfaite harmonie avec leurs montures et d’obtenir des résultats que beaucoup d’autres cavaliers dans toute leur vie n’obtiendront jamais.

Quels principes de l’équitation western continuez vous a mettre en œuvre ? Vous utilisez un round pen, des selles western … Hobby farm c’est avant tout l’équitation western ou l’équitation naturelle ?
HOBBY FARM n’est pas un centre d’équitation western. Nous utilisons des selles western pour le coté pratique en randonnée et pour le confort des cavaliers. Nous possédons un élevage de chevaux Appaloosa fondation, c’est une race trés représentative en équitation américaine. Nous devons rester dans ce style.
En équitation éthologique, le round pen sert au travail en liberté. Nous sommes contre cette manière de procéder. Comment peut-on parler de liberté lorsque le cheval se retrouve dans ce rond, bien fermé et de préférence assez haut?
Nous ne l’utilisons que pour des séances de travail monté et surtout pour les enfants.

L’équitation naturelle a effectivement été, en tous cas révélé au grand public, par des cowboys qui ont abandonné les méthodes traditionnelles brutales de leurs aînés au profit d’une philosophie plus douce. Ce qui fait que la frontière entre western et éthologie est très mince et certains même s’y perdent. Qu’en pensez vous ?
Effectivement, du fait que ces différentes techniques viennent pour une majeur partie des Etats Unis, donc des cow boys, beaucoup de cavaliers associent l’equitation naturelle à l'equitation western. C'est une grave erreur, ce sont deux équitations complétement différentes. Par contre, la seule partie commune à toutes sortes d’équitation devraient être l’éducation du cheval, c’est à partir de ce moment que l’on peut parler d’éthologie.

Qu’est ce qui vous a plu dans cette nouvelle méthode ?
Ne faire qu’un avec le cheval, travailler avec l'animal et non contre lui, le laisser s’exprimer, communiquer avec lui et obtenir ainsi plus de légereté dans le travail.


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On parle actuellement beaucoup de ces nouvelles formes d’éducation du cheval et du cavalier, ya-t-il une différence entre l’éthologie, l’équitation naturelle et les chuchoteurs ?
Oui, il ne faut pas tout confondre et c’est là que le public a du mal à tout cerner. L’éthologie est le terme réservé aux scientifiques éthologues, ils étudient le comportement du cheval dans son milieu naturel. Nous avons besoin de leurs études et de leur collaboration pour avancer dans le bon sens sur le comportement, la hiérarchie, le sevrage…….
L’éthologie est l’affaire de toute personne possédant un cheval, peu importe la discipline. L'équitation naturelle est une équitation à part entière, on pourrait la décrire de la manière suivante :
Pas de mors, pas déperon, pas de fer !
Le cheval devrait vivre dans un milieu le plus naturel possible, terrain varié et en groupe. Le travail s’effectue en toute tranquilité, sans précipitation, sans agressivité.
Le terme de chuchoteur a été donné à ces cow boys à qui l'on attribuait plus ou moins des pouvoirs mystiques ou surnaturels sur les chevaux.

Quels sont les éléments qui ont fait que vous avez adopté ces nouvelles méthodes ?
La diversité du travail :
1- le travail à pieds où l’on va mettre en place la confiance et le respect mutuel.
2- le travail en liberté qui comfirmera l’acquis ou non du travail au sol
3- le travail en licol
4- le travail sans licol

Vous pratiquez également le parage naturel, en quoi consiste cette technique ?
Le but de ce parage est de redonner une forme et une fonction naturelle au pied du cheval.

Tout comme l’éducation traditionnelle des chevaux, le fait de les ferrer se pratique depuis des siècles. N’est ce pas « mission impossible » que de tenter de convaincre avec ces nouvelles techniques ?
Effectivement, au départ cela me paraîssait impossible à faire adopter "les pieds nus" à mes clients. Mais à ma plus grande surprise, à ce jour 80% de mes clients ont fait déferrer leur chevaux et de nombreux cavaliers se rajoutent à la liste.


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De façon générale, comment réagissent les gens face à toutes ces récentes nouveautés ?
Citation de Arthur Scopenhauser(1788-1860)
" Toutes les vérités passent par trois étapes:D’abord elles sont ridiculisées, puis elles sont complètement opposées et ensuite elles sont acceptées comme étant évidentes "

Y a-t-il des disciplines ou des secteurs équestres où ces techniques sont mieux accueillies ?
Les cavaliers propriétaires et les professionnels du tourisme équestre sont les plus intéréssés. Ils sont beaucoup plus proche de la nature et leurs chevaux vivent dans des conditions beaucoup plus naturelles. Les chevaux vivent en groupe, Ils ont une liberté de mouvement. Tous ces éléments sont nécessaire pour arriver à avoir son cheval pied nu.
Il y a une deuxième catégorie de personne intéréssées, ce sont les cavaliers qui ont des problèmes avec les pieds de leur chevaux et qui ont tout tenté au niveau des soins conventionnels. Nous sommes leur dernière chance, nous avons déjà traités différents cas avec succès (fourbure, seime, fourmillière,..)
 

Ne sont t’elles pas plus facile à faire adopter chez les cavaliers de loisirs que chez les professionnels ?
Les cavaliers de loisir adoptent effectivement plus facilement cette technique. Les professionnels mopins, car ils travaillent plusieurs jours par semaine avec leurs chevaux. Il faut savoir que lorsque l’on deferre un cheval, il y a un temps d’adaptation. Un professionnel ne peut se permettre d’arrêter tous ces chevaux pendant une durée indéterminée, peut être deux semaines ou trois mois. Cependant un roulement des chevaux à deferrer peut être organisé afin d’arriver à la longue à obtenir une cavalerie " pied nu ". C’est de cette manière que nous avons nous même procédé.

Que ce soit pour l’éthologie ou le parage naturel, c’est avant tout les habitudes des cavaliers et propriétaires qu’il faut changer, n’est ce pas là le plus gros défi ?
Les habitudes ont la vie dure !
Très difficile de faire changer les habitudes, mais lorsque l’on prouve que ça fonctionne (sans mors) et que ça marche (sans fer) alors les habitudes disparaissent.


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Quelle est par exemple la réaction des maréchaux ferrant face au parage naturel ?
Je suis ancien maréchal ferrant, j’ai ferré pendant plus de 10 ans et j’ai adopté début 2005 le parage pied nu et actuellement je ne pose plus de fers. Je suis allé en formation en Allemagne et j’ai compris que la ferrure était un mal, on a la possibilité aujourd’hui de faire autrement et dans l’intérêt du cheval, alors pourquoi s’en priver ?
On aurat toujours à intervenir sur les pieds des chevaux pour l’entretien. Ce n’est pas la mort d’un métier, on va juste travailler différemment. Actuellement, Très peu de maréchaux sont intéressés, je suis actuellement le seul en France à pratiquer la parage « pied nu » et à ne plus ferrer.


Y a-t-il des secteurs où le parage naturel n’est pas applicable ?
Oui, comme cité ci-dessus, il y a certaines conditions à respecter: Plus de chevaux enfermés en box 24heures sur 24, liberté de mouvement, aménager son environnement de telle sorte à lui redonner des conditions de vie plus naturelle, terrain varié, possibilité de mettre les pieds dans l’eau pour garder une bonne souplesse du pied.
Ce qui signifie que les centres qui ne peuvent apporter ces conditions à leurs chevaux ne peuvent pas adopter les pieds nus. Beaucoup de chevaux de club vivent en box, sans liberté de mouvement, les pieds dans l’urine et dans le crottin.


En quoi consiste la formation pour pouvoir pratiquer ce parage naturel ?
Il existe 2 types de formation :
Une première aux Etats Unis: la méthode de Jaimie Jackson
La seconde en Allemagne: la méthode de Dr Stasser qui repose sur plus de 20 ans de recherche sur l’appareil locomoteur du cheval

La tendance actuelle est donc de revenir vers une approche plus naturelle du cheval, l’éthologie, le parage naturel, les selles sans arçons, les brides sans mors. Comment imaginez vous l’avenir de cette tendance ? Ne s’applique t’elle qu’au loisir et qu’en devient t-il des disciplines académiques dans l’équitation classique ou traditionnelles dans le western sans parler des autres équitations ou les traditions sont bien implantées?
Il va falloir beaucoup de temps afin de faire évoluer et changer les habitudes, il faut montrer que c’est possible. En ce qui concerne les autres disciplines, ce sont les règlements qu’il faut d’abord changer. Ne pas obliger les cavaliers à évoluer dans leur discipline avec tel ou tel embouchure et d’avoir des chevaux ferrés.

Avez-vous des projets pour Hobby farm dont vous souhaiteriez faire part à nos lecteurs ?
Nous allons continuer dans ce sens. Nous avons pour projet d’avoir un centre de soins pour les pieds des chevaux et notre centre est devenu un centre d’équitation naturelle.
Nous faisons la promotion de tous cela sur les salons du cheval de Lyon, Montpellier, Avigon, Macon..
Un DVD vient de sortir sur tout cela, le site internet, etc…



Nous tenons à remercier HOBBY fARM d'avoir répondu à nos questions.
Si vous souhaitez en savoir plus sur l'équitation naturelle et le parage naturel, vous pouvez consulter leur site à l'adresse suivante:

hobbyfarm.free.fr 

Hobby farm a égalemnet sorti un DVD que vous pouvez vous procurer chez Odyssée Production
9 rue Audibert 69800 St PRIEST ou bien le commander dans le magazine "Cheval au Naturel"

Posté Vendredi 09 Décembre 2005

Posté par Rikounette à 13:31 - Le cheval ma noble passion - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 décembre 2006

Raid Sandra et Patrice Martin sans fers ni mors: communiqué de Presse avant le raid

Le défi du naturel

De l’Aigoual à Lyon  sans fers, ni mors: Suivez ce raid!

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Arrivée Mecredi 1 novembre 2006 Salon Equita-Lyon

Photobucket - Video and Image Hosting Départ Mecredi 18 Octobre 2006 Breau & Salagosse

Nous allons prouver que c’est possible Photobucket - Video and Image Hosting

Patrice et Sandra Martin Hobby Farm, La Mouline 30120 Breau et Salagosse 04 67 81 92 97- 06 78 56 17 13 http://hobbyfarm.free.fr hobbyfarm@free.fr Contact presse: ODYSSEE production 04 72 23 05 70 Mey-Odyssee@wanadoo.fr  Patrice et Sandra Martin Hobby Farm, La Mouline 30120 Breau et Salagosse 04 67 81 92 97- 06 78 56 17 13 http://hobbyfarm.free.fr hobbyfarm@free.fr

Le défi du naturel 14 jours à cheval sans fer ni mors

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Actuellement, on vit de plus en plus le retour au naturel et l’équitation n’y échappe pas. Est-ce un effet de mode ? Ou tout simplement le souci de donner un maximum de bien être à nos chevaux ? Doit-on laisser de côté nos différents harnachements pour adopter les différentes brides sans mors ou simple licol ? Doit-on abandonner les fers pour passer aux pieds nus ? Doit-on laisser enfermer nos chevaux dans des boxes ou bien leur laisser la « liberté » ? Des questions ou chacun y trouvera ses réponses avec la plus grande liberté. C’est pourquoi nous avons décidé de rejoindre Equita’Lyon en partant de Bréau et Salagosse, petit village des Cévennes, afin de faire découvrir, à tous les cavaliers à la recherche du naturel, notre façon de faire, de partager notre expérience sur le parage naturel, leur montrer que ça fonctionne et peu importe la distance et le terrain parcouru , redonner le moral à ceux qui ont déferré et dont la période de transition est difficile, faire taire les discussions du genre « c’est pas possible » « ça peut marcher que pour les cavaliers du dimanche ou ceux qui n’ont pas de chemins caillouteux… » En aucun cas, il n’est question de rentrer en polémique avec les utilisateurs de mors ou de fers. Cette démarche a pour but d’aider, de soutenir et de faire connaître une autre manière d’utiliser le cheval en se rapprochant de son naturel.

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En ce qui nous concerne, nous avons dans notre centre equestre, fait le choix, chevaux en liberté et en troupeau, sans fer et sans mors.

"L’homme à chassé le naturel, Patrice et Sandra le font revenir au galop. Hobby Farm, c’est d’abord est un centre équestre au sens large. Organisation de randonnées de courte et de longue durée, stage d’équitation naturelle, élevage et pension. Les randonnées se déroulent dans le splendide parc de Cévennes; le causse Méjean et les chevaux de Prejwalsky survivance préhistorique, les bisons et autres découvertes insolites sur une durée de 6 jours. De même durée la descente aux Saintes Marie de la mer à travers les terres de Sommières et la lagune camarguaise. Patrice organise, c’est nouveau des stages de parage naturel." Cheval au naturel Septembre 2005,

Photobucket - Video and Image Hosting Patrice Martin Maréchal ferrant diplômé de l’Ecole Internationale de Maréchalerie Brevet Fédéral d’Equitation Ethologique 3eme degré 1er Maréchal ferrant en France à pratiquer le parage naturel et à abandonner la ferrure

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Sandra Martin Accompagnatrice de tourisme équestre BTS productions animales Eleveuse de chevaux Appaloosa Fondation

Le centre équestre, Hobby Farm, crée et animée par Patrice et Sandra Martin est un centre d’équitation vraiment naturelle, c’est le temple du bon sens éthologique.

En adaptant mon expérience et la théorie du Dr Strasser, j’applique le parage naturel sur nos chevaux et sur les chevaux de ma clientèle. Chaque cheval demande une intention particulière et j’adapte ma méthode au cas par cas.

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Napache Jument pie bai. Origine inconnue, 5 ans 1/2 Jamais ferrée

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Nouba Jument grise, 5 ans 1/2 Père Arabe x Pottock; mère: Arabe x Camargue  Jamais ferrée

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Estrella Jument palomino, 6 ans 1/2 Croisement de Lusitanien Ferrée 3 fois (1an)

Napache, Nouba et Estrella sont parfaitement à l’aise pour ce raid, en forme, sans  fer, sans mors: Bien dans leur corps bien dans leur tête.

"Le docteur Strasser nous avait expliqué en long et large qu’un sabot de cheval se devait de rester souple, car cette souplesse agit dans la jambe du cheval comme une pompe relais dans la circulation sanguine. Figer cette respiration par un fer c’est risquer à terme des accidents gravissimes. D’ailleurs suivant le docteur, c’est une des raisons du raccourcissement de la durée de vie des chevaux. L’expérimentation, la vrai; Patrice la conduite en vrai grandeur et force est de constater que le sabot s’adapte, pousse pour compenser son usure et se renforce suivant les terrains qu’il parcoure. Un groupe d’observation lors des grands raids organisés par Patrice et Sandra a été constitué. Un vrai protocole scientifique, avec photos témoins et saisi d’empreintes journalières..." Cheval au naturel Septembre 2005

Le parcours et les points de rencontre

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  • 19 Octobre Mont Aigoual: Départ de Breau, Passage sous l’Aigoual vers mi journée
  • 26 Octobre soir La Roche sur Grâne La Margerie 26400
  • 29 Octobre soir Treigneux-Hauterives Le lit de la galaure 26390
  • 1 Novembre Equita-LyonParc Eurexpo Lyon-Chassieu

Contact interview: Directement Sandra et Patrice au: 04 67 81 92 97 / 06 78 56 17 13,

Sur les lieux d’étape ou en suivi,

Sur leur stand à Equita-Lyon pendant la durée du salon.

L’aventure va être filmée. Nous pourrons vous fournir si nécessaire, sans droits ni exclusivités : Des «Ourses» vidéo professionnel avec contenus généraux & Itw témoignage. Des photos A4 300DPI Des comptes rendu rédactionnels

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Contact Presse Odyssée production Tel: 04 72 23 05 70 Port: 06 08 26 38 68

Mey-Odyssee@wanadoo.fr

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Raid Sandra et Patrice Martin sans fers ni mors: résumé du périple

LE  DEFI  DU  NATUREL

LE  DEFI  AU  NATUREL : Le Récit

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Il y a quelques mois, Patrice et moi avons une drôle d’idée, rejoindre Equita’Lyon depuis les Cévennes avec nos trois chevaux sans mors et sans fer.

Cette aventure, nous allions l’appeler « le Défi au Naturel ».

Parti le 18 octobre 2006 de l’Espérou (Gard) sous un brouillard et un froid glacial, nous avons commencé notre périple.

La météo était loin d’être avec nous, puisque nous avons subit ce que dans les Cévennes on appel « les épisodes Cévennol », c'est-à-dire de la pluie battante pendant 3 jours 24h/24.

Mercredi 18, nous arrivons au Mont Aigoual, à 1570m d’altitude vers midi dans le vent, le brouillard et la pluie. Plusieurs de nos amis cavaliers nous attendent et nous prenons un café chaud tous ensemble avant de repartir. Nous recevons en guise de réconfort du saucisson des chocolats et des sablès pour occuper nos premières soirées pluvieuses !

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Après une petite heure, nous repartons ou plutôt nous partons pour l’Aventure…

Nos juments sont motivées, elles avancent d’un pas franc et décidé. Direction Air de côte, premier sentier caillouteux, ça ne sera pas le dernier !

Il pleut, le brouillard est épais, les pierres glissent sous nos pieds et le sentier se rétrécie mais Estrella avec ses grosses sacoches (45kg de poids mort) s’en sort plutôt bien entre les arbres.

Nous avions vu à l’entraînement que cela ne lui déplaisait pas d’être « jument de bât » malgré son inexpérience.

Puis dans un virage, une marche !le sentier est très étroit et fait en grosses plaques de schiste.

Je passe en premier, Napache suit, je la laisse sauter, elle glisse sur les pierres et part en arrière dans le ravin. Me sentant entraîner par la longe (longue heureusement) je tire de toutes mes forces, ce qui la remet dans le bon sens, elle pédale dans le vide et remonte sans égratignure, je ne sais pas comment. Première frayeur, premiers pleurs.

Puis Estrella saute seule,  puis Nouba, elle glisse mais que des postérieurs et arrive à se rattraper.

Il pleut toujours, j’avais commandé de bons pantalons huilés mais ils ne sont pas arrivés ! (Nous apprenons plus tard qu’ils étaient dans notre boîte aux lettres le jour même !)

Nous dépassons Air de Côte et arrivons sur un grand chemin cette fois. Il pleut toujours de plus en plus. Après plusieurs heures de marche, nous arrivons à St André de Valborgne vers 18h30. Bien sûr, pas au bon endroit car la pluie s’est à force infiltré dans le porte carte et notre carte s’est déchirée et est devenue illisible !

Nous étions donc dans la forêt dans le brouillard et sans carte, GENIAL !

Heureusement, nous avons trouvé de petits panneaux indiquant des maisons, nous les avons suivit. Quelle journée !!

Nous arrivons au gîte et parquons les juments dans un pré au bord de l’eau. Nous mangeons les bons champignons que nous avons ramassés et nous nous régalons.

Après une première nuit à l’abri (pour nous), les juments sont toujours trempées et il pleut toujours autant. Leur parc est inondé car l’eau a monté durant la nuit de 2 mètres et le courant est fort dans la rivière. Nous décidons de partir mais sur l’unique petite route, à 50 m les roches se sont éboulées et tout le monde doit attendre que la DDE la débouche. 11heure, ça y est, nous pouvons passer entre les engins oranges clignotants. Nous marchons car à cheval avec cette pluie battante, nous aurions trop froid. Nous traversons un village et trouvons le sentier initialement prévu. Ce n’est plus un sentier qui monte mais un petit torrent qui coule à flot : impossible de monter !

Nous retournons dans ce village et entamons un chemin, il monte, il monte sur une petite route, il pleut toujours, nous commençons à mouiller. Nous arrivons à un château après 2h00 de grimpette « gentille ». Nous trouvons 2 GR qui amènent au même endroit. Nous prenons le plus plat, il est étroit, plein de pierres glissantes. D’un côté la montagne, de l’autre le ravin. Nous entamons la corniche des Cévennes. Les juments sont très courageuses et marchent d’un bon pas sur ce sentier pas plus large qu’elles. Elles nous impressionnent ! Estrella marche seule, passe entre les branches sans s’accrocher alors que Napache reste encore coincer avec ses petites sacoches.

Nous devons les faire sauter un petit cours d’eau sur le sentier, mieux vaut ne pas se louper !

Elles sautent sans souci, nous font confiance. Puis encore plus loin, dans une 2eme virage, un autre cours d’eau à sauter avec plein de pierres encore plus grosses, encore une fois, elle n’hésitent pas. Napache glisse un peu à la réception, elle n’est plus rassurée sur les cailloux quand il faut sauter. Puis le sentier se rétrécie, de plus en plus, Nouba fait ébouler de la terre tellement elle marche au bord, puis son pied arrière glisse dans le vide, elle commence à être emportée, je crie derrière en voyant cela, Patrice a le réflexe de tirer la longe, ouf, on a encore échappé au pire, elle n’a qu’une égratignure au postérieur. Cela devient dangereux, et ne nous rassure pas. Puis dernier virage, le gouffre, un torrent, le vide et pour traverser, une toute petite passerelle en bois, pas assez large pour les juments et trop glissante !

Il faut faire demi tour, c’est l’angoisse. Nous sommes parti depuis 5h00 au moins et nous n’avons pas fait beaucoup de kilomètre.

Faire demi tour, oui mais comment, le sentier est trop étroit, il faut faire reculer les juments, là nous voyons que l’équitation éthologique sert, une simple pression sur la longe et même de loin pour la jument bâtée, et elles reculent, pas d’énervement, tout est fait dans le calme. Les juments n’ont jamais été stressées, elles attendent simplement les instructions et font ce qu’elles ont appris. Bien sûr, il est arrivé parfois qu’elles aient peur de quelque chose et sont parties très vite, mais elles se calment aussi vite et repartent comme s’il n’y avait rien eut. Chaque jour, elles nous ont épaté, pour des chevaux jamais partis en randonnée !

Ouf, elles ont tourné, nous repartons dans l’autre sens, encore une heure de perdue et refaire tous ces obstacles difficiles. Nous sommes à nouveau au château, il reste un sentier, notre dernière chance.

Il grimpe raide, il glisse, un saut à faire, nous marchons lentement, les chaussures remplies d’eau et je commence à fatiguer. Ca y est, on est au sommet de la corniche des Cévennes, à 954m d’altitude, on ne voit rien tellement il y a du brouillard. Le pire est qu’on a soif !! On boit de l’eau !

Sur l’autre versant, le sentier est meilleur et moins dangereux et on descend. Nous arrivons à la tombée de la nuit  à Soulatges, hameau perdu, où l’on nous indique une ancienne ferme.

Tant mieux, on va pouvoir tous se sécher.

Il commence à faire nuit et les propriétaires (âgés au moins de 80 ans) se méfient. La propriété est magnifique, des parcs verts et clos et une ferme immense avec au mois 12 chambres. Ils nous proposent de nous héberger…  sous un petit abri (2m x 4) où il y a 10cm d’eau sur la terre battue et un bordel monstre dont une veille charrette remplie de trucs en vrac (ça sera notre lit), pour les juments nous devons faire un parc de 10m sur3 et il pleut toujours à seau. Quelle déception ! En plus on dort prés de la chaufferie !

Quand même on aurait bien aimé une grange pour se mettre à l’abri. Surtout qu’il y a pleins de dépendances mais fermées à clé.

Quelle nuit agitée : après avoir mis nos derniers rechanges secs, avoir avalé notre soupe cuite sur notre réchaud et s’être mis dans nos sacs humides sur la charrette, nous sommes installés pour quelques heures de repos. Mais tout à coup, tout le monde galope, les chevaux se sont échappés dans les parcs, il pleut, il fait noir nuit, il doit y avoir des sangliers.

Nous sautons dans nos chaussures mouillées et courons après nos juments, ça y est, tout le monde est rattrapé, mais nous sommes trempés, en prime, l’orage !

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Nous décidons d’attacher les chevaux pour le reste de la nuit. Heureusement, le Maire du village et un citadin nous avait aidé pour fermer notre abri avec une grande bâche, ce qui limite les dégâts, ce dernier nous avait même invité à dormir chez lui mais nous ne voulions pas laissé les chevaux tout seul et nous avons bien fait. Tout de même, il a séché nos vestes et nos polaires et même remplacé nos mouchoirs !

Le lendemain matin, les propriétaire rassurés nous ont offert le café et les biscottes. On se régale.

Nous partons vers 10h30 après avoir tout remballé, il pleut moins mais toujours. Nous avons perdu beaucoup de temps et il faut avancé. Le brouillard se lève. Nous descendons à Ste Croix Vallée Française, nous ne sommes pas très loin. Le matin, nous marchons toujours, nous avons 2 cols de 800m à passer aujourd’hui. Les chemins sont encore difficiles et le mauvais temps n’arrange rien. Puis nous arrivons vers St Etienne Vallée Française où nous avons demandé à Christian de nous ramener des rechanges et de l’orge pour les juments. Tout est trempé : les duvets, les chaussures, tous les habits, la tente et toute la nourriture !

Le portable ne passe pas, on s’attend au bon croisement mais pas en même temps, on se loupe. Pas de chance. Nous continuons et trouvons un gîte équestre, tant mieux, nous sommes tellement trempé que nous prendrons n’importe quoi.

Le propriétaire nous dit que ses parcs sont partis avec la crue, qu’il reçoit déjà des gens, bref que l’on ferait mieux de camper à 1km. Ca serait mieux pour qui ? Pour nous ? Pour les chevaux ? Ou pour lui ?  Je demande pour téléphoner quand même à ami (Christian). Ok mais pas sur un portable et vite fait m’a-t-il fait comprendre.

Nous repartons donc camper sur un ancien terrain de foot (où il y a plein d’herbe) et essayons d’allumer notre 1er feu de camp… en vain, les allumettes ont aussi pris l’eau !

Je repars encore dans la nuit jusqu’au gîte où on a du mal à me trouver cela !

Au retour, Pat a installé le campement succinct…une bâche pour s’abriter toujours de la pluie.

Mais le pire est de ne pas pouvoir se changer. Enfin, le feu brûle et nous nous réchauffons…un peu.

A 8h00, bonne surprise, Christian arrive avec tout ce qu’il faut, et en plus, il fait beau.

Nous partons ce samedi vers 10h00, il va faire chaud, c’est super. Nous rencontrons des promeneurs, des chasseurs, pleins de gens sympa et cela nous change.

Tous les jours, nous recevons pleins de sms et de messages et cela nous fait du bien, on pense à eux aussi.

L’après-midi dans la forêt, je trouve des champignons, des châtaignes et fait les réserves pour tout le monde, une vrai Cévennole !

A la fin de la journée, nous arrivons dans un hameau où nous décidons de nous installer. Le parc est beau plein d’herbe et de poires ! Nous effrayons à nouveau la population et après de brèves explications au chef de la tribu, nous sommes acceptés. Nous sommes fatigués de ces journées et nous dormons toute la nuit pour la 1ere fois, au sec. Nous rencontrons le matin, la propriétaire qui a une fille qui étudie l’éthologie équine à Rennes (quelle coïncidence) et nous sympathisons. Nous démarrons vers 10h00, les juments sont un peu raides au départ et au bout de quelques Kms, elles se chauffent, nous aussi, et au niveau des pieds, pas de problème, ils s’usent normalement et elles ne sont pas sensibles.

Dés notre départ, il commence à nouveau à pleuvoir (des fois qu’on s’habituerait au beau temps !) Nous faisons pas mal de petites routes ce jour car les Gr sont impossible à passer. Nous sommes vers 14h30 à Chamborigaud que nous traversons…en silence. Nous devons traverser un pont en fer qui résonne (style Bez pour ce qui connaisse).Les juments ne bougent pas, là encore impressionnant. A la fin de la journée, nous passons le col de l’Ance et devons retrouver dans l’autre vallée nos amies de Lyon, venues nous retrouver. A la tombée de la nuit, le dernier morceau de chemin à faire (2kms maxi), le sentier ne passe pas. Les boules….

Il pleut toujours, nous sommes encore mouillés et nous devons faire un grand détour pour les rejoindre. Il fait nuit, nous sommes encore dans la forêt, heureusement, nous leur avons dit de dénicher un parc pour camper et nourrir nos juments. Nous nous installons dans la nuit et sous la pluie, une seule maison à côté, la dame sera très serviable et nous indiquera un box propre en bois au fond du pré où nous pourrons manger et dormir à l’abri et nous donnera de l’eau potable.

Nous n’avons pas froid, nous avalons un festin que Janie et Aurélie ont amené.

Le matin vers 6h00, nous rentrons les juments pour qu’elles sèchent car la nuit a été terrible. Serrés mais tous ensemble !

Vers 11h00, nous décidons de partir sous une pluie battante. A14h30, nous pique-niquons tous ensemble, c’est sympa et faisons le ravitaillement d’orge. Nous voulons trouver un gîte pour le soir car tout redevient trempé et il faut sécher !

Janie nous trouve un gîte simple mais très bien avec un bon parc pour les juments à Monlfoc, hameau tout en pierre, typique de l’Ardéche.

Nous partons le matin sec et reposé, les juments nous attendent à l’entrée du parc, elles sont en forme. Nous prenons un sentier qui démarre juste sous le hameau, en pierre comme pratiquement toute l’Ardéche. Il fait beau, le soleil brille, tout va bien. Nous allons passé plusieurs gués plus ou moins larges dans la journée, nouvelle épreuve que les juments passent sans difficulté. Après un pique-nique ensoleillé, nous montons une pente assez raide et caillouteuse, la digestion est rude. Enfin, nous sommes en haut, je filme le point de vue tellement le paysage est beau. Aujourd’hui, nous avançons pas mal mais avec les dénivelés, les intempéries et les mauvais chemins, nous avons perdu beaucoup de temps, qu’importe, ce n’est pas une course et les kms sont là.

Nous arrivons sur les hauteurs de Banne, il faut descendre au village et le traverser. C’est une jolie ville fortifiée accrochée à la colline. Nous faisons boire les chevaux à la fontaine et continuons. Nous traversons le village de La Lauze, puis Bernas. Le paysage change, nous sommes en plaine, il y a des champs partout.

Pour cette nuit, nous nous arrêtons devant un petit château car il y a un parc clos et le propriétaire n’y voit aucun inconvénient qu’on s’y installe. Les juments sont contentes car en plus de se rouler, elles galopent et sautent de partout sauf Estrella qui est plus fatiguée et courbaturée, il faut dire qu’elle porte le bât tout le temps et que c’est un poids mort : quand nous marchons, dans les dénivelés, elle, elle porte son bât où le poids varie entre 30 et 50 kg.

Mercredi 25 octobre : nous partons sous un ciel gris et quelques gouttes d’eau. Les chemins sont larges maintenant et de moins en moins pierreux. Nous entamons la montée vers Vallon Pont d’Arc, la piste est large mais là très caillouteuse. Ca grimpe. Nous parcourons environ 16kms de ce chemin. Nous observons que les juments regardent bien où elles posent les pieds et choisissent le meilleur terrain. Pour arriver à Vallon, le Gr4 ne passe pas bien sur, donc nous empruntons la petite route qui rallonge. Cette route nous amène par Samzon et avant d’arriver à Vallon, nous devons traverser l’Archéche. 2 solutions : soit le grand pont à l’autre bout qui est une grande route, soit un pont romain à 1/2h à peine. Nous nous renseignons, apparemment ça passe. Arrivée devant le pont, surprise ! L’eau passe au dessus et on aperçoit à peine les pierres du pont, il y a un gros bruit et le courant si fort fait des vagues quand l’eau tape dans le pont. Nous sommes coincé, nous n’avons plus le temps de faire demi tour, le pont est long mais en face, il y a de l’herbe et ça serait idéal pour camper.

Nous ne  sommes pas tranquille, comment vont réagir les juments ? Si elles paniquent ?

Patrice voit voir en éclaireur, il a de l’eau presque jusqu’aux genoux. Il revient.

On se lance, Estrella en tête, n’hésite pas une fois de plus, Nouba suit en regardant à droite à gauche, Napache bloque quelque seconde puis se lance. Au milieu du pont, une vague s’écrase sur le pont, Napache fait un écart, elle a un postérieur sur le bord du pont, je la tire et on repart. Ouf on est passé, ça va mieux, pour une fois qu’il n’avait pas plu, nous avons quand même les pieds et les pantalons mouillés. Nous installons notre campement ;

Jeudi 26 octobre : nous traversons Vallon Pont d’Arc au nord, c’est très joli et touristique vu le nombre de camping ! Nous évitons le centre car il y a le marché. Nous montons vers St Denéze, à 450m d’altitude, il fait chaud ce jour, nos amies de Lyon nous rejoignent au pique-nique. L’après midi nous prenons la route et quelques chemins à nouveau pierreux. Il nous reste une piste à faire de 15kms environ et nous serons au point de rendez vous pour le campement. Janie et Aurélie restent pour dormir une fois encore et là il ne pleut pas. Nous leur avons donné le portable pour le charger dans la voiture.

Nous arrivons au ¾ quand plus de chemin ??

Cul de sac, les parcs, les constructions….

Nous savons qu’avant d’atteindre la route, nous devons trouver une petite rivière. Nous décidons de faire du hors piste et de descendre tout droit, c’est très raide et Pat espère que les juments ne vont pas glisser sur leur arrière main, encore une fois elles nous épatent !

Une fois en bas, on devine un sentier que l’on suit, la nuit tombe. Stop, nous avons de l’eau, en fait nous sommes dans la rivière ! Et là il y a trop d’eau. Estrella a déchiré une sacoche et commence à semer les affaires. Il fait nuit, je sors les torches. J’essaie de garder les 3 juments immobiles en file indienne dans l’eau en attendant que Pat trouve une solution, pas facile…

Il revient, la route est juste au-dessus, mais là c’est de l’escalade ! de nuit !

Une après l’autre et en liberté nous faisons passer les juments qui donnent tous ce qu’elles peuvent pour grimper. Ca y est, nous sommes sur la route, nous entrons dans la forêt noire et grâce au klaxon, nous pouvons retrouver Janie et Aurélie. Sans portable, elles commençaient à s’inquiéter et nous croyait perdu.

Encore une fois les pieds mouillés ! Je m’aperçois que j’ai perdu une chaussure dans la rivière que j’avais attaché sur le bât afin qu’elles sèchent, nous brûlons l’autre dans notre feu de joie ! Ce soir là c’est la fête, on raconte, on rigole, on brûle les chaussettes car on les met trop prés du feu, on se régale car les copines ont acheté des grillades et tout ce qu’il faut !

Le matin, nous partons comme d’habitude vers 10h00, direction Viviers. Il fait 25degre au moins, le chemin est large et très caillouteux. L’après midi, nous longeons en partie le Rhône, le chemin est parfait. Nous sommes à l’entrée de Viviers(prés de Montélimar). Nous campons au bord du Rhône, sous des platanes, sur un parcours de santé, il y a plein d’herbe et les juments se régalent. Au revoir la montagne, bonjour, le bruit ! Toutes les 10 minutes, les trains passent l’autre côté de l’eau, les péniches, les voitures au loin….

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Ce samedi, nous décidons pour traverser les parties les plus dangereuses et inintéressantes en véhicule : traverser l’autoroute, le Rhône, la grande route….

Le soir, arrivée au gîte de Hauterives(Drome), l’accueil est formidable, le repas délicieux et les chambres confortables, pour les chevaux, les paddocks sont propres et il y a du foin à volonté.

En plus, Corinne et son ami nous ont rejoint, cela est une soirée très agréable.

Dimanche : après avoir goûté toutes les sortes de confiture faite maison, nous partons sur de beaux chemins en herbe. On nous conseille de partir le long d’une rivière puis rejoindre Hauterives, cela évite la route et cela est très plaisant. C’est très joli et il fait beau. La drome des Collines, est une région idéale pour les chevaux, les prés, les vallées et les petites forêts.

Nous ne verrons pas le palais idéal du facteur cheval mais nous verrons son tombeau !

Les chemins sont bons toute la journée, plus rien à voir avec nos premiers jours. Le bivouac se passe tranquillement, les juments se sont bien reposées la veille et elles sont en forme.

Les vaches, une découverte pour nos juments, les surprennent et les font avancer rapidement en soufflant de leurs naseaux (à se demander qui était le taureau ?!)

Lundi, il fait beau mais le temps se rafraîchit tout de même. Nous percevons les bruits des villes et sentons l’arrivée.

Le soir, nous campons à Charantonnay et nous avons des invités : Janie, Aurélie, Corinne et Michel. La soirée autour du feu est très conviviale. Après une nuit fraîche et humide, nous partons pour Diemoz(Isère) ; 3h00 pour y arriver. Nous mettons les juments au paddock pour le reste de la journée et allons repérer notre itinéraire pour le lendemain car il reste 30kms et nous ne voulons pas arriver trop tard sur le salon.

Mercredi 1er Novembre :

Pour arriver à Equita’Lyon, nous devons suivre la voix ferrée du TGV sur 15kms, traverser des villes, longer l’autoroute puis la traverser, la rocade, éviter la grande circulation, traverser la zone industrielle puis commerciale et penser aux avions qui nous frôlent pour atterrir à coté.

Tout cela sous un vent fort et glacial ! Heureusement que nous nous sommes levés à 5h00 pour défier tout cela !

Bref, nous arrivons pour 14H00 au contrôle vétérinaire du salon de Lyon.

L’arrivée : 14h30, après avoir dit brièvement bonjour à tous ceux qui sont venus de près et de loin pour notre arrivée, nous faisons un entrée triomphale sur la carrière d’animation Nikito, toujours filmé par l’œil attentif de Michel, notre  « metteur en boîte ».  Il y a beaucoup de monde, les juments encore une fois se comportent correctement et nous pouvons être fiers d’elles après avoir parcouru presque 380kms. Les gens applaudissent et nous sommes heureux.

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Le Salon : 5 jours où nous expliquons notre périple et surtout son but premier ; montrer que les chevaux peuvent marcher sans fer pendant longtemps et sur des terrains variés.

Nous passons sur la carrière chaque jour et parlons avec de nombreuses personnes, intriguées ou convaincues.

Nous n’oublieront jamais les personnes émues devant l’écran du visionnage de notre périple, ni la sympathie des gens que nous avons rencontrés sur notre route ou au salon, ou qui nous ont arrêtés pour nous dire qu’il nous avait vu la veille à la télé.

Nous avons apprécié l’ouverture d’esprit de certains maréchaux, et eut le plaisir de rencontrer d’autres praticiens du parage naturel, et de pouvoir échanger nos idées.

Et ne pas oublier nos trois juments qui n’avaient jamais randonnée, dont Napache, jamais sorti de son environnement (les 2 autres faisaient déjà des représentations d’équitation naturelle sur plusieurs salons :Equitopia à Equita’Lyon 2005, Avignon 2004). Elles ont avancé avec une rapidité et une agilité exemplaire. Quel plaisir de les avoir vu évolué sur les cailloux, le pied sûr. Elles récupéraient très rapidement après de gros efforts

Nous passerons sur M6, qui est venu nous filmer durant la randonnée et en direct sur France 3 Lyon au salon.

Une belle expérience, un bon salon et tout cela grâce à plusieurs personnes que nous voudrions remercier, en particulier :

Nos familles, Christian, Chantal et Bruno, Sophie, Chantal, Aurélie, Janie et Michel, Michèle, Jeanne, Lorette, aux organisateurs d’Equita’Lyon qui nous ont permis de faire découvrir une autre facette de l’équitation.

Et tous ceux qui nous ont soutenu durant ce défi. Encore merci.

FIN

Photos des pieds à l'arrivée:

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Posté par Rikounette à 11:28 - Le cheval ma noble passion - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Vidéo Arrivée Sandra et Patrice Martin à Lyon le 1.11.06

Je voulais rendre hommage à Sandra et Patrice Martin en publiant cette vidéo.

Bien qu'elle ne soit pas de qualité idéale, l'intention y est. Je voulais les féliciter pour leur courage et leur détermination car ils auraient pu renoncer bien des fois face au mauvais temps qui a rendu l'expédition pénible et périlleuse. Mais l'essentiel, leur but est là: ils ont réussi!! Prouver à tous que c'était possible de monter un cheval sans fers et donc les pieds nus et sans mors aussi. Mais le plus beau dans tout ça, c'est qu'ils ont parcouru environ 380 kms en une quinzaine de jours et que les juments n'étaient pas des habituées de la rando.

Merci pour tout ça, pour vos convictions qui sont aujourd'hui devenues les nôtres. Et celà nous redonne courage et espoir car il arrive que parfois, ça ne soit pas facile mais il faut y croire et tenir bon. Surtout quand on entend à droite et à gauche que l'on fait souffrir nos chevaux en les laissant sans fers ou alors que c'est pas possible d'y arriver.

Merci pour nous avoir ouvert cette voie que nous ne connaissions pas jusqu'alors et que nous n'aurions même pas imaginé.

Merci pour votre savoir et vos conseils.

Merci pour votre modestie et votre sagesse.

Merci pour votre gentillesse et votre générosité.

Merci pour tant d'émotions quand vous êtes arrivés sur la carrière "Nikito" où là nous avions la chair de poule et la larme à l'oeil...

Tout simplement merci pour ce que vous êtes!!!!!!!

Et félicitations encore à toi Sandra et toi Patrice ainsi que les courageuses juments Nouba, Napache et Estrella.

Amicalement, Erika, Patricia et les autres....


Raid Martin Lyon 11106
envoyé par galapagos16

Posté par Rikounette à 13:37 - Le cheval ma noble passion - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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